Le droit aux relations personnelles (art. 273 CC)
L'art. 273 CC garantit à chaque parent le droit d'entretenir des relations personnelles avec son enfant. Ce droit est aussi celui de l'enfant envers ses parents. Le droit de visite minimal usuel à Genève est d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires, mais peut être élargi selon les circonstances.
Le juge fixe le droit de visite en tenant compte de l'intérêt de l'enfant (art. 273 al. 1 CC). Les critères sont similaires à ceux de la garde : âge de l'enfant, qualité de la relation, capacité du parent visiteur, contraintes pratiques. Pour les enfants en bas âge (moins de 3 ans), le droit de visite peut être progressif et adapté au rythme de l'enfant.
Modification du droit de visite
Le droit de visite peut être modifié si les circonstances changent (art. 134 CC, art. 298d CC). Un changement de domicile, une évolution de la situation professionnelle ou un changement dans les besoins de l'enfant peuvent justifier une adaptation. La demande de modification se fait auprès du tribunal ou de l'APEA selon les cas.
Non-respect du droit de visite
Si le parent gardien empêche le droit de visite, vous pouvez saisir le tribunal pour obtenir une exécution forcée. Le juge peut ordonner des mesures coercitives (amende, menace de modification de la garde). En cas de violation grave et répétée, le non-respect du droit de visite peut entraîner un changement de garde.
Inversement, si le parent non gardien ne respecte pas les modalités du droit de visite (retards répétés, conditions inadaptées), le parent gardien peut demander une restriction ou un encadrement du droit de visite.